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Le travail a commencé… Il est temps pour la femme d’entrer dans son cerveau primitif, siège de la connaissance innée des femmes à donner la vie. Il est temps de mettre au repos son néocortex, son cerveau pensant.

 

Dans sa bulle, sur son nuage, la femme en travail doit se couper du monde pour entrer à l'intérieur d'elle même. Les contractions s'installent.

 

Isabelle Brabant décrit ainsi le travail d'accouchement :

«  Le rythme est en place, la danse peut commencer. Nul ne peut en prévoir la durée, il convient de laisser du temps au temps ; mais plus la femme se laissera emporter, plus se sera rapide.

Ce cheminement à l’intérieur d’elle-même lui demande toute sa concentration, toute son attention. L’enfantement s’impose à elle. Rien ne doit la ramener à l’extérieur. Elle plonge dans ce face à face avec elle-même, elle lâche ce qu’elle connaît pour se lancer dans l’inconnu, elle rencontre ses peurs et doit les traverser, les accepter si elle veut avancer. C’est une mise à nu d’elle-même dont elle seule est témoin. La douleur n’est pas là pour la casser, pour la meurtrir, pour la contraindre. Non ! Elle est là pour la guider, pour lui montrer là où il faut qu’elle ouvre, là où il faut qu’elle lâche. »[1] 

-         Isabelle Brabant -

 

« Il en va de la naissance comme de toutes les rencontres amoureuses de la vie humaine. Des individus se sont rêvés, attendus, préparés l’un à l’autre, les uns aux autres, et se trouvent enfin brutalement face à face.

Il y a un enfant qui vit depuis neuf mois dans sa coquille utérine, porté par sa mère, riche de toute cette déjà longue histoire commune et qui va changer de vie.

Il y a une femme chavirée par ce qui vient d’advenir dans son corps, par ce qui lui advient dans la vie.

Il y a un homme, présent ou non, concerné ou indifférent, amoureux ou distant, père de désir ou père de hasard.

Tous trois vont s’inventer une rencontre et vont, du plus profond de leur histoire personnelle et de leur projet commun, se donner les uns aux autres un nouveau statut, une  nouvelle place sur la planète des humains. »[1]

-           Marie Thirion -

 

 

« La maternité exigera mille fois d’une femme qu’elle rassemble ses forces et se dépasse, qu’elle aille puiser profondément en elle-même la confiance et le courage nécessaire pour passer à travers ce que la vie de son enfant lui réserve. L’accouchement, par la puissance des mécanismes physiologiques et psychiques sollicités, par l’attrait intense que représente le moment de rencontre avec le bébé qui s’en vient, est un moment charnière qui permettra à la nouvelle mère, au nouveau père, d’exprimer sa force, son endurance, sa patience, son amour pour son enfant. »

 

Isabelle Brabant 

[1]     THIRION Marie, Les compétences du nouveau-né, Edition Albin Michel, 1994, p 164



[1]     TRELAUN Maïte, J’accouche bientôt et j’ai peur de la douleur, Editions le Souffle d’or, 2008, p 79

Carnet Rose

En 2016, 32 bébés ont vécus leurs premières heures à PHAM.


 En 2017, ils sont déjà 18 avoir vécu leurs premières heures à PHAM.


 Les 5 bébés de mars:

Sacha, Ylan, Ariane, Malva, Kali

Ils sont finalement nés à la maternité:

Zachary, Zacharya, Ayeh, Loup